( 5 mars, 2008 )

Souvenirs

Souvenirs dans Yvain... 012

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Informations générales
Yvain le chevalier au Lion, Yvain le Lunard
Né en 569; âgé de 31 ans
De sexe masculin
Humain
Secrètement marié à Elia
Paladin; chevalier indépendant

Informations Physiques et Mentales
D’une grande douceur, ne brusque que trop rarement les gens et les choses. Tantôt timide, tantôt expansif. Caractère assez complexePlutôt grand -1 mètre 84- et assez musclé. Blond, porte les cheveux jusqu’au cou et une fine barbe. Regard très doux. A la carrure d’un chevalier, à vrai dire

Originaire de la contrée Nord Etrangère, ou Seigneurerie de Gueldres. Ces terres se trouvent au Nord de la Forêt Sylvia, à une centaine de lieues. Ses intentions quant à sa présence au Royaume Hertès restent inconnues de quiconque, même de ses proches de Gueldre

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La cire fond de plus en plus et ma bougie commence à se noyer dans sa propre matière et son unique ressource… Il va falloir que je m’arrête là. Je crains ne pouvoir continuer car devant les épreuves qui m’attendent, je ne suis point sur que je puisse achever tout à loisir l’écriture de ce parchemin… Bien à vous, donc, lecteur.

oej01jt3oee02it0naquis en l’an de grace 569, en terres inconnues de tout habitant des anciennes terres Hertès. En effet, le royaume où je naquis borde celui-ci, et est à une centaine de lieues de la lisière de la foret Sylvia. Issu de la noblesse des Bellatores, je fus éduqué en vue de succèder à mes aïeux et mon apprentissage se fit évidemment en fonction de mes futures responsabilités…Suivant alors l’enseignement du plus grand maître d’arme de la contrée, nous dûmes partir en mission dès l’an 587. En effet, après une période trouble que l’on appelle blanc historique dans la contrée Hertès, le roi Eudes mourut de manière tout à fait étrange. Mais ce n’était point pour enquêter et résoudre cette énigme que nous dûmes quitter notre terre natale: les dirigeants de Hertès craignaient une révolte ou une guerre avec cette mort et avaient besoin d’aide pour maintenir l’ordre. Par le jeu des alliances, notre petite région fut engagée dans ce conflit, bien malgré elle. En effet, les alliances avaient été contractés dans l’intention de nous protéger de dangers tels que les invasions ou autres attaques, mais nous ne pensions pas qu’un jour, nous dûmes aider à notre tour. Quand nous arrivâmes à la forteresse Hertès, un regroupement de paysans agacés de tant d’instabilité venait faire entendre son grief. A peine arrivés, nous étions chargés de les calmer, que ce soit dans le calme ou non.
Ce fut une véritable tuerie. Je n’avais que 18 printemps.

Mais les obligations et les devoirs que nous avions envers le royaume Hertès voulait nous ôter tout remords, et toute morale. En effet, notre allégeance se faisait en dépit de toutes choses et tout sentiments, si ce n’est celui de soumission à ses obligations. De cette manière, tuer, assassiner, torturer, infliger des souffrancs et faire le mal était amplement justifié, et les religions ou les Dieux qui les réfutaient autrefois l’aprouvaient au jour d’hui. Nous n’y restâmes qu’une année, certe, mais elle fut suffisante pour me faire changer d’avis. Elle me fit comprendre que les grands de ce monde, les hautes castes inventaient toute sorte de mensonge pour mieux asservir leurs « gueux », comme ils les surnommaient entre eux. Ils faisaent mentir les Dieux en parlant pour eux et se déclaraient leurs représentants. Ils ne m’inspiraient rien d’autre que le dégout et pourtant, je devais rester à leurs côtés pour les défendre… Tout mon dépit se reportait sur mes actes. Dès que je le pouvais, je désobéissais aux ordres. Par chance, ils ne découvrirent mes méfaits à leurs yeux et bienfaits aux miens à quelques jours de l’extinction de la lignée première des Hertès, nous permettant à nous, Bellatores de la contrée Nord Etrangère, de regagner nos terres et d’annihiler notre alliance. C’était en l’an de grace 588, au mois béni de mars.

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L’epée d’Yvain, Bohêmia

Nous revînmes au royaume de Gueldres -contrée Nord Etrangère, pour les habitants du royaume de Hertès- au bout de quelques mois seulement. Non pas tant à cause de conditions difficiles et de chemins escarpés et trop aventureux, mais surtout à cause d’escales trop longues au gout des régents de Hertès, qui n’attendaient qu’une chose: le départ des alliés pour reprendre à leur compte un royaume désormais délaissé. Malgré l’antipathie que nous éprouvions à l’égard de ces hommes et habitants du royaume des Tensions -surnom donné par chaque alliés, que ce soit de notre royaume ou d’un autre, à cause des nombreux différends- nous restâmes un mois de plus pour surveiller l’endroit. Nous nous installâmes dans un village voisin de nos terres afin de pouvoir nous relayer dans notre tache, essayant de ne point élever des soupçons. Il ne fut guère difficile de se noyer dans la foule du village, puisque les habitants de ce dernier ne se mélangeaient guère entre eux, préferant rester chacun de son côté. Il n’y avait aucune tension, mais il n’y avait juste pas de communication… Nouvelle preuve de froid en ce royaume.Par chance, nous avions trouvé un homme, vieillard de son état, prêt à nous aider dans la tâche. Enfin, nous aider… Il était sénile, quasiment sourd et vraiment aveugle et ne demandait qu’une chose, au final, des bras pour travailler son champ et ses bêtes. En nous faisant passer pour des simples d’esprits pour certains et leurs maîtres muets pour d’autres, nous bénéficions d’une couverture quasiment infaillible… Car cela nous permis d’être au courant des moindres faits et gestes des régents. Vous vous demandez surement pourquoi nous faisions ceci, puisque rien ne nous retenait ici. C’est assez simple… Nous devions guetter les moindres faits et gestes du royaume afin d’avertir Gueldres en cas de danger ou changement réellement important. Mais aussi assurer la pérenité de la lignée Hertès en vérifiant la veracité de la rumeur sur l’ultime descendant Hertès, héritier de l’ancienne reine Mahaut, assassinée alors qu’elle était la seconde femme à avoir tenu les rênes du royaume.

L’enquête ne donna rien et en l’année 590, nous dûmes quitter le territoire après avoir éveiller de trop forts soupçons à notre égard. A contre-coeur, nous laissâmes la ferme et son vieillard de nuit, de peur que ce dernier ne nous interroge trop sur notre départ trop brusque. Nous prîmes cependant le soin de lui laisser une rançon en échange de son accueil, ce qu’il dû recevoir avec joie. En attendant, notre départ rpecipité s’était acceleré de par la prise de pouvoir officielle par les anciens dirigeants Bro Valeck, qui voyaient d’un mauvais oeil une présence comme la notre. Nous rentrâmes donc sur les terres de Gueldres, délaissant le royaume Hertès à ses maux et à ses despotes lors du mois de septembre 590. Notre vie à tous repris un cours normal malgré les tristes évenements que nous venions de vivre et nous avions banni de nos conversation toute allusion à ce passé peu glorieux et cette mission inachevé. Peu à peu, nous perdîmes contact et chacun continua le métier jadis exercé, ceux-ci allant de prêtre à forgeron, et de guerrier à paysan émérite. De mon côté, mon maître d’arme -qui avait délaissé mon éducation lors de l’expédition- repris la tache de m’exercer aux métiers des armes mais aussi aux lettres. Jusqu’à l’age de 25 ans, je ne fis donc rien d’autre que de parfaire mes savoirs.

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Blason d’Yvain, chevalier au Lion (de gueules, au lion d’argent à la queue fourchée et passée en sautoir, couronné, armé et lampassé d’or)

En l’an de grace 594, mon maître décida de l’achèvement de ma formation. J’étais à ses yeux prêt à être chevalier et il ne me manquait plus qu’une seule chose: faire mes preuves auprès du seigneur de Gueldres. Enfin, avant de vous raconter toutes les épreuves endurées, je prefère vous expliquer comment tout ceci devait se dérouler…Il faut d’abord savoir que chaque année, un certain nombre de nobles du rang Bellatores sont pris en apprentissage, et ce dès leur plus jeune âge par le maître d’arme de leur famille. Généralement, cela se déroule sur plusieurs années jusqu’à ce que le maître déclare son élève « prêt »… Evidemment, tout ceci dépend de l’état d’avancement et des qualités de l’apprenti. L’âge declaré « mûr » se situe entre 25 et 30 ans. Cela peut parfois atteindre la quarantaine d’année, mais ces cas sont très rares… En tout des cas, la moyenne est de 28 ans et les plus doués peuvent, dès 25 ans, « faire leurs preuves ». Faire leurs preuves est la dernière étape avant l’adoubement par le seigneur du royaume… Il s’agit là d’une série d’épreuves, que l’on pourrait plutôt qualifier d’aventures, où les apprentis sont réunis par groupes de trois ou de cinq -jamais quatre, cela allant à l’encontre des croyances. Lors de cette étape, qui dure minimum un an et demi, les futurs chevaliers sont mis à l’épreuve en ayant des tâches à accomplir à travers de longs voyages… Cela va de libérer une ville à capturer un basilic -même si ce dernier cas ne s’est encore jamais vu, il est parfaitement plausible… Les élèves partent donc pour un an et demi et doivent revenir avec la preuve de leur exploit. A savoir que nous avons un exploit de « base » à réaliser et que nous devons en faire un autre, différent du premier. Une fois ceci fait, le seigneur et les maîtres d’armes se réunissent pour savoir qui sera adoubé et qui ne le sera point…

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Yvain, pendant sa mise à l’épreuve -et avant la découverte de ses attributs et de son épée Bohêmia-

Et ce qui dû arriver arriva. A l’aube de l’anniversaire de ma vingt-cinquième année, mon maître me tira de mon sommeil. Ainsi, sans me rendre réellement compte de la situation, je préparai mon barda en l’alourdissant au minimum. Puis, d’un pas lent et encore endormi, je le suivit sans m’épancher. Sans raison, je le suivait et lui accordait toute ma confiance. Aurai-je vraiment dû? Je n’en sais fichtre rien. Toujours est-il que nous arrivâmes rapidement à destination. Le site où nous fîmes halte n’était autre que le centre de mon village, légerement éloigné du bourg de la forteresse de Gueldres. L’endroit était encore plongé dans l’obscurité et les vents nocturnes balayaient avec application l’endroit, laissant le froid s’emparer de tout ce qu’il pouvait. Malgré tout, cela n’empêcha pas une quinzaine de personnes de se réunir à une heure si insolite et dans des conditions si peu hospitalières. Il y avait quatre groupes, en tout. En observant davantage, j’y distingua quatre hommes, qui se détachaient du lot: chacun portait une armure et, tout comme moi, un sac. Et dire que ne faisait qu’observer… Quel idiot je fis! Je ne me rendis pas compte que le jour de notre départ pour un si long voyage venait d’arriver. Ce ne fut qu’à partir de cet instant que je me rendis compte que chaque groupe correspondait à une famille et que tous disaient au revoir à leur petit protegé, l’aîné, le cadet, en somme le héros de la famille. Tous pleuraient un exil si prompt, si malvenu à leurs yeux…Et puis le son d’une corne de brume s’éleva, si brutal et si lent à la fois, nous rappelant à l’ordre et à l’exil. Douce mélodie amère… Moi qui n’avait fait que regarder depuis mon arrivée alla embrasser mes deux parents et mon frère: sur les joues de ce dernier coulaient des larmes. Je ne les essuya pas… Et m’en alla, les laissant tous trois à leur sort à eux… Quel imbécile je fis, ce jour-là. Je dois vous avouer que je regrettas toute ma vie d’avoir agis ainsi, à cet instant précis. De ne pas avoir profité suffisamment…

Je ne suis qu’un homme, après tout…

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