( 5 mars, 2008 )

Apophtegme

Je m’appelle Môrdred et suis le fruit d’une alliance illégitime.
Jamais je n’aurais dû naître.
Et pourtant, je suis là, dans la Plaine des Âmes, à déambuler.
A chercher quelque chose?

Non, loin de là…
Je ne cherche rien, puisque je viens de trouver…
L’âme des guerriers morts ici remonte à moi et m’enivre.
Elle me parle…
Elle me commande, m’ordonne de la venger.
Je lui obéirai, coûte que coûte!

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Il s’appelle Môrdred Amarante. Il est aussi surnommé Môrdred le Rutilant, ce mot étant l’équivalent de rouge, et cette couleur étant le symbole du sang.
Outre ce renseignement des plus significatifs sur ce personnage, sachez aussi qu’il avoisine les 150 ans, et selon ses dires il serait même plus jeune. Enfin, il aime à raconter que la date de sa naissance coïncide avec la création de la catapulte en l’an de grâce 469. C’est dire s’il aime s’entourer d’une aura belliqueuse et guerrière.
Ah, nous n’avions point précisé qu’il est un mâle elfe de la race des Grenats. Il venère, comme tous ceux de son espèce, les dieux Ascia -stratégie militaire-, Iesin -soleil- et Canexo -l’aurore. Il ne va pas sans dire que le premier d’entre eux, Ascia, est celui qu’il prefère. Il lui voue un culte plus important en tant que prêtre et espère s’attirer ses facultés en cas de besoin.
Sans oublier qu’il est de la classe des prêtres guerriers et qu’il porte un culte assez conséquent aux divinités Vimaire et Boudi, représentant respectivement la Force et la Guerre, en plus des divinités citées précedemment. Bien entendu, il ne néglige aucun autre Dieu, il leur est juste moins devoué.

Il semble notamment très axé sur la foi et semble compter sur cela en cas de coup dur. Du moins, il semblerait. Car malgré tout ce qu’il laisse parâitre, personne ne peut deviner ce qu’il pense réellement: est-il devoué entièrement à ses Divinités ou au contraire, est-il depité par la religion et dit le contraire pour rester dans la norme? Nul ne le sait. L’on pourrait formuler plusieurs hypothèses différentes et opposées, mais aucune ne serait vérifiable, ce qui fait là un véritable paradoxe.
Nous avons donc affaire à une personnalité très complexe qui ne laisse rien paraître de sa véritable identité. Deviner qui il est vraiment est par conséquent un véritable défi insurmontable… Sauf s’il vous revèle tout, absolument tout. Reste à vérifier s’il est sincère.

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Voila. Cet être, là, que vous voyez juste au-dessus, l’air absolument blasé et appuyé sur son épée alors que des tas d’autres êtres agonisent tandis que certains sont deja morts et commencent à dégager une odeur de charogne à cause du soleil tapant, c’est moi. Ne me demandez pas pendant quelle bataille, je n’en sais rien. Du moins, pendant quelle mission… Cela sied mieux au contexte. Ah, mais je vois que vous ignorez de quel entour s’agit-il, n’est ce pas? Bah. Je vous traiterais bien d’ignorants mais je préfère me reserver pour la suite, très cher. Enfin… Je dois ainsi vous avertir que je suis, certes, un prêtre guerrier, mais que je met mes talents aux services du Roy en apparence et à ceux de l’Arcane des Ombres en réalité, dont je suis l’un des grands représentants. Non, je n’en suis pas chef. Mais cela me convient très bien… Je commande une poignée d’hommes et peux à tout moment quitter ce regroupement pour former le mien: mes brigands me suivront. Mais je prédicilictionne l’attente du moment propice… Ce tte occasion venue, je ne me gênerai point pour la saisir à pleines mains, rageusement.

SirBors

( 5 mars, 2008 )

Eloquence

-Mais bien sur, qu’elle est exceptionelle! Cela s’voit bien que tu n’la connaît qu’à peine…

-Certes, il n’empêche. Rappelle-toi qu’elle fut l’horrible augure qui vint nous annoncer la sinistre nouvelle…

-Une terrible nouvelle? Laquelle était-ce? Pour ta femme? Ou… pour la guerre?

-Pour les deux, merci de me le rappeler…

-De rien, je suis toujours à ton service.

-Enfin, baste. Rappelle t’en! Au nom des Dieux… Nous étions tous là, tranquilles, assis en ce même lieu autrefois si paisible et sur lequel nos pieds esquissent désormais des pas d’esquive, où nos bras distribuent des coups et où le sang ruisselle… Elle en fût le déclenchement!

-Elle ne fit que tous nous informer des intentions des ces Orcs et de ces Nains.

-Il n’empêche! Pourquoi eu t-il fallu qu’elle le fasse en un tel lieu? Pourquoi eu t’il fallu que ce soit elle qui l’annonce, avec ses mots si doux et ses phrases si bien tournées? Pourquoi ne fut-ce donc point l’un de ces émissaires du Roy des terres Hertès, avec ses mots bruts mais si peu dangereux…

-Annonces-tu que tu es imbécile? Tu viens de démontrer que l’on sait te convaincre avec de beaux mots… Ne saurais-tu donc point distinguer le sens quand il se déguise sous diverses paroles?

-Cela ne me concerne pas moi, mais les autres! Penses-tu… Avec un tel discours, ils se sont tous jettés sur leurs armes désuètes pour défendre un royaume qui ne faisait que les exploiter…

-Ils n’ont fait que renforcer leur situation. Enfin, comment dire… Ils sont montés en grade, d’une certaine manière.

-Quel cynique tu fais…

-Diogène eut ouï dire pareille chose en son temps. Aller, partons. La bataille ne va pas tarder à reprendre…

-Installons-nous ici. Et ben. Quelles nouvelles, mon p’tiot.

-Ouaip, ça, c’est sur.

-N’empêche, le aminches, elle était pas mal la p’tite trouvère, non?!

-Ha, ha, toujours l’même à r’pérer la f’melle à cent pieds à la ronde…

-Hé! L’a raison, l’ciboulot! L’était pas dégueulasse, la grenate!

-Tu m’étonne!\’Fin, c’était sur qu’c'était une grenate? Parce qu’sa coiffe l’était point trop…

-Ch’veux teintés, imbécile! Pis elle l’a dit, en plus qu’elle était grenate!

-C’pas faux. Pis son nom, c’tait quoi deja?

-Nicèphora… Nicophére…

-Niçopharè!

-Nicéphorea, bande de troufions…

-Je ne souffrirai plus aucune remarque de ce genre. Emissaire?

-Oï, messire?

-Dressez-moi le portrait de cette… immondice qui ose écrire mon nom avec ses propres injurieux et falacieux!

-Elle est femelle et est sans conteste elfe. Ses cheveux sont d’un brun flamboyant tandis que ses yeux se rapproche du plumage des corbeaux. Son air, quant à lui, est des plus versatiles; il peut ainsi être malicieux et devenir triste, pour enfin passer par une certaine neutralité. Il ne va pas sans dire que la nature l’a relativement gâté, que ce soit au niveau corporel qu’au niveau de l’expression. Son parler est très bien tourné et il faut avouer qu’elle s’en sert à bon essien, avec l’aide de sa morphologie.

-Elfe pyroxénite, donc… Que l’on fasse éditer un arrêt concernant cette race et la description que l’émissaire vient de faire. Deja que nous sommes en guerre, je ne veux point du soutien traître d’une telle bougresse!

-Bien mon Roy.

-Quant à vous, vous pourrez disposer… Dès que vous m’aurez dévoilé le nom de l’elfe.

-Nicéphorea, mon Roy.

-Très bien. Partez, désormais. Et si vous la croisez de nouveau, capturez-là. Vive, si possible… Tout du moins consciente.

-Très bien, ô Roy Valeck.

-Aller, partez.

~*~


.~/. Edit du Roy .\~.
Toute personne surprenant la personne suivante est priée de la capturer à l’instant même où elle la verra; sous peine de châtiment.
Elfe pyroxénite
Trouvère
Femelle
Habile dialecticienne

Quiconque raménera l’impie en mains propres au Roy
Se verra attribuer récompense pour couronner cet acte
Dont le Royaume vous sera redevable

-Hé, hé, hé… Imbécile de Roy…


.~/. Edit du Roy .\~.
Toute personne surprenant la personne suivante est priée de la capturer à l’instant même où elle la verra; sous peine de châtiment.
Elfe grenat
Trouvère
Femelle
Habile dialecticienne

Quiconque raménera l’impie en mains propres au Roy
Se verra attribuer récompense pour couronner cet acte
Dont le peuple vous sera redevable
( 5 mars, 2008 )

Euphémismes

Voila à quoi elle… ressemble.

Euphémismes dans Plectrude... po_or_f_BG05_h

Oui, c’est une orc!
Enfin, elle est une orc. Si, je vous promet que ça, pardon, que ce genre de.. « cas » existe. C’est plutôt « rare », mais, hé!
Sans ce genre de la gente féminine, il n’y aurait pas d’Orc mâles!
Bon, il n’y aurait peut-être pas de guerre et tant de choses néfastes, me direz-vous.
Mais voyons!
Sans eux, nous n’aurions plus personne sur qui se défouler, plus personne sur qui pester, plus d’histoire drôle si drôle et un tas de choses!
Et puis, au lieu de penser au sort de notre monde avec des « si » à tout va, réservez votre cervelle à l’écoute d’une histoire, l’histoire de Plectrude…

( 5 mars, 2008 )

Palabres!

Je m’appelle Itzamna et je suis une elfe de la Terre, ou plus précisement « Elfe Pyroxénite« , comme aiment à nous qualifier les savants. Je viens de la Foret Sylvia, et je vénère à ce qu’il parait quatre divinités: Sobertê, Dura, Iesin, Pleinteivetez.

Mais oublions tout ça, je vous prie… Du moins, cette présentation superficielle. Je me fiche parfaitement de savoir ce que l’on pense de moi mais je veux juste que l’on sache que je ne suis pas cette vague description que l’on accorde d’office à chaque etre de mon espèce.

Alors… présentations, maestro!
Allure mysterieuse à qui l’ont prete habituellement l’adjectif gracieuse, voleuse à mes heures autrefois j’ai choisi ceci comme profession aujourd’hui. Vous pouvez bien m’appeler Itzamna, mais gare au ton sur lequel vous prononcez ce doux mot. Veillez notamment à ne point m’offenser ou les deniers de votre poche risquent de devenir bien légers… Damoiselle mais point Jouvencelle, je reste Elfe de Terre et vénère Myu et Fatiste, Musique et Poésie. Demandez-moi de vous chanter une sérénade, un rondeau, une ballade et vore bourse se fera voler en toute honneteté…

Palabres! dans Itzamna... GALERY-NB-fee-1

- Informations générales -

Prénom : Itzamna
Nom : Baraguyel
Age : 27 ans
Civilité : Célibataire, aurait été mariée
Armes de prédiléction : Dagues et autres canivets qu’elle manie particulièrement bien. Prefère les petits calibres.
Profession : A la base voleuse, mais aussi troubadour, trouvère et ménestrelle quand on le lui propose… Mais lorsque l’argent ne coule pas à flot et met ses bourses à sec, elle se fait péripatéticienne.
Espèce: Elfe de la Terre, ou Elfe Pyroxénite.
Origine(s): Foret de Sylvia

- Informations physiques -

Cheveux : Bruns Noirs aux reflets Roux.
Yeux : Sombre
Taille : 1 mètre 76
Masse : 59 kilogrammes
Vêtements : Essaie de se vetir avec élégance en volant à tour de bras. Généralement, elle revet une bure à capuche qu’elle rabaisse pour ne pas se faire reconnaitre.

- Caractère -

Tantot reservée, tantot ouverte, elle passe du tout au tout et arrive à maitriser ses émotions quand il le faut. Disons que son corps lui sert d’instrument pour ce qu’elle a à faire et qu’elle en joue particulièrement bien. Toutefois, elle a un bon fond mais peut se réveler meurtrière… Une personnalité assez complexe en somme. Sachez cependant qu’elle n’hésite guère à jouer de ses charmes et que la femelle qu’elle est peut se faire fatale…

- Histoire -
Elle naquit en l’an de grace 573, de parents Elfes Pyroxénites, en la foret Sylvia. Personne ne sait rien sur elle de l’année de sa naissance à l’année 586 -les blancs historiques faisant ici office d’obstacle. Tout ce que l’on sait, c’est que ses parents durent se cacher pour ne point lui faire subir le joug des nains, ces derniers ayant envahi la foret Sylvia dans la confusion la plus totale. Son adolescence est par conséquent très obscure… Elle seule pourrait vous éclairer dessus, si elle le désire.

Ce n’est qu’à partir de ses 14 ans -en l’an 587- que l’on retrouve trace de la jouvencelle. Elle aurait rejoint à partir de cette date le chateau fort Hertès ainsi que la ville humaine grace à ses parents, soucieux de la vie de leur fille. Grace aux alliances contractées il y a des années de cela, ils purent se faire heberger sans crainte d’expulsion sous ce régime… Mais bien rapidement, ils durent s’enfuir: Mahaut, dernier descendant des Hertès, se fait assassiner laissant derrière lui un royaume en ruine et une lignée éteinte… Ses ennemis, les Valeck, prennent le pouvoir et obligent ainsi la petite famille elfe à déguerpir de nouveau. Ils n’eurent qu’une année de tranquillité jusqu’à ce nouvel évenement…

Tandis qu’ils arpentaient le Royaume en quete de logement et de travail, ils furent réduit à éviter soigneusement les territoires Sud/Est -occupés par les Nains- et les territoires montagneux du Sud et du Nord Ouest -envahis par les Orcs.

Ils menèrent cette vie de nomade probablement jusqu’en l’an de grace 593: nous retrouvons à ce jour deux actes de décès, celui de Jagan et de Toci Baraguyel, mari et femme, elfes pyroxénites, laissant une orpheline nommée Itzamna dans un lieu-dit du territoire montagneux de l’Est. Cette dernière aurait été placée temporairement dans un centre, le temps qu’elle atteigne la majorité, selon les lois du village. Autrement dit, le temps qu’elle ai 21 ans.

C’est à partir de cet an de grace 594 que nous perdons sa trace pour trois années, jusqu’en 597. Elle est retrouvée grace à un humain, tavernier de son état, qui se fiance avec elle en début d’année. Le nom de l’homme était malheureusement un nom d’emprunt mais il était connu pour etre un proche au role indeterminé du Roy. Après une vaine tentative de rencontre avec le souverain, l’Elfe disparait de la circulation pendant quelques mois et revient en prononçant sa rupture et ses fiançailles avec l’humain. C’est donc dès l’an de grace 598 que nous perdons toute trace officielle -dans les différents registres du royaume s’entend- d’Itzamna, qui aurait quitté la contrée…

On n’entend parler d’elle que par le biais d’inconnus venant du territoire montagneux de l’Est vantant les mérites d’une jeune femme aux oreilles pointues, aux hanches habiles et à l’attitude lascive qui remplirait plusieurs fonctions: danseuse, musicienne, poètesse, serveuse et meme péripatéticienne selon les dires. Une réputation de voleuse la precède et qui se confirme quand l’on pose la question aux Humains l’ayant vu. Mais ils confirment aussi qu’ils n’avaient jamais autant aimé se faire voler.

On raconte maintenant qu’elle serait revenue dans la taverne de la Salamandre, mais tous ceux l’ayant connu ou rencontré par le passé cherchent encore la raison…

( 5 mars, 2008 )

Souvenirs

Souvenirs dans Yvain... 012

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Informations générales
Yvain le chevalier au Lion, Yvain le Lunard
Né en 569; âgé de 31 ans
De sexe masculin
Humain
Secrètement marié à Elia
Paladin; chevalier indépendant

Informations Physiques et Mentales
D’une grande douceur, ne brusque que trop rarement les gens et les choses. Tantôt timide, tantôt expansif. Caractère assez complexePlutôt grand -1 mètre 84- et assez musclé. Blond, porte les cheveux jusqu’au cou et une fine barbe. Regard très doux. A la carrure d’un chevalier, à vrai dire

Originaire de la contrée Nord Etrangère, ou Seigneurerie de Gueldres. Ces terres se trouvent au Nord de la Forêt Sylvia, à une centaine de lieues. Ses intentions quant à sa présence au Royaume Hertès restent inconnues de quiconque, même de ses proches de Gueldre

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La cire fond de plus en plus et ma bougie commence à se noyer dans sa propre matière et son unique ressource… Il va falloir que je m’arrête là. Je crains ne pouvoir continuer car devant les épreuves qui m’attendent, je ne suis point sur que je puisse achever tout à loisir l’écriture de ce parchemin… Bien à vous, donc, lecteur.

oej01jt3oee02it0naquis en l’an de grace 569, en terres inconnues de tout habitant des anciennes terres Hertès. En effet, le royaume où je naquis borde celui-ci, et est à une centaine de lieues de la lisière de la foret Sylvia. Issu de la noblesse des Bellatores, je fus éduqué en vue de succèder à mes aïeux et mon apprentissage se fit évidemment en fonction de mes futures responsabilités…Suivant alors l’enseignement du plus grand maître d’arme de la contrée, nous dûmes partir en mission dès l’an 587. En effet, après une période trouble que l’on appelle blanc historique dans la contrée Hertès, le roi Eudes mourut de manière tout à fait étrange. Mais ce n’était point pour enquêter et résoudre cette énigme que nous dûmes quitter notre terre natale: les dirigeants de Hertès craignaient une révolte ou une guerre avec cette mort et avaient besoin d’aide pour maintenir l’ordre. Par le jeu des alliances, notre petite région fut engagée dans ce conflit, bien malgré elle. En effet, les alliances avaient été contractés dans l’intention de nous protéger de dangers tels que les invasions ou autres attaques, mais nous ne pensions pas qu’un jour, nous dûmes aider à notre tour. Quand nous arrivâmes à la forteresse Hertès, un regroupement de paysans agacés de tant d’instabilité venait faire entendre son grief. A peine arrivés, nous étions chargés de les calmer, que ce soit dans le calme ou non.
Ce fut une véritable tuerie. Je n’avais que 18 printemps.

Mais les obligations et les devoirs que nous avions envers le royaume Hertès voulait nous ôter tout remords, et toute morale. En effet, notre allégeance se faisait en dépit de toutes choses et tout sentiments, si ce n’est celui de soumission à ses obligations. De cette manière, tuer, assassiner, torturer, infliger des souffrancs et faire le mal était amplement justifié, et les religions ou les Dieux qui les réfutaient autrefois l’aprouvaient au jour d’hui. Nous n’y restâmes qu’une année, certe, mais elle fut suffisante pour me faire changer d’avis. Elle me fit comprendre que les grands de ce monde, les hautes castes inventaient toute sorte de mensonge pour mieux asservir leurs « gueux », comme ils les surnommaient entre eux. Ils faisaent mentir les Dieux en parlant pour eux et se déclaraient leurs représentants. Ils ne m’inspiraient rien d’autre que le dégout et pourtant, je devais rester à leurs côtés pour les défendre… Tout mon dépit se reportait sur mes actes. Dès que je le pouvais, je désobéissais aux ordres. Par chance, ils ne découvrirent mes méfaits à leurs yeux et bienfaits aux miens à quelques jours de l’extinction de la lignée première des Hertès, nous permettant à nous, Bellatores de la contrée Nord Etrangère, de regagner nos terres et d’annihiler notre alliance. C’était en l’an de grace 588, au mois béni de mars.

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L’epée d’Yvain, Bohêmia

Nous revînmes au royaume de Gueldres -contrée Nord Etrangère, pour les habitants du royaume de Hertès- au bout de quelques mois seulement. Non pas tant à cause de conditions difficiles et de chemins escarpés et trop aventureux, mais surtout à cause d’escales trop longues au gout des régents de Hertès, qui n’attendaient qu’une chose: le départ des alliés pour reprendre à leur compte un royaume désormais délaissé. Malgré l’antipathie que nous éprouvions à l’égard de ces hommes et habitants du royaume des Tensions -surnom donné par chaque alliés, que ce soit de notre royaume ou d’un autre, à cause des nombreux différends- nous restâmes un mois de plus pour surveiller l’endroit. Nous nous installâmes dans un village voisin de nos terres afin de pouvoir nous relayer dans notre tache, essayant de ne point élever des soupçons. Il ne fut guère difficile de se noyer dans la foule du village, puisque les habitants de ce dernier ne se mélangeaient guère entre eux, préferant rester chacun de son côté. Il n’y avait aucune tension, mais il n’y avait juste pas de communication… Nouvelle preuve de froid en ce royaume.Par chance, nous avions trouvé un homme, vieillard de son état, prêt à nous aider dans la tâche. Enfin, nous aider… Il était sénile, quasiment sourd et vraiment aveugle et ne demandait qu’une chose, au final, des bras pour travailler son champ et ses bêtes. En nous faisant passer pour des simples d’esprits pour certains et leurs maîtres muets pour d’autres, nous bénéficions d’une couverture quasiment infaillible… Car cela nous permis d’être au courant des moindres faits et gestes des régents. Vous vous demandez surement pourquoi nous faisions ceci, puisque rien ne nous retenait ici. C’est assez simple… Nous devions guetter les moindres faits et gestes du royaume afin d’avertir Gueldres en cas de danger ou changement réellement important. Mais aussi assurer la pérenité de la lignée Hertès en vérifiant la veracité de la rumeur sur l’ultime descendant Hertès, héritier de l’ancienne reine Mahaut, assassinée alors qu’elle était la seconde femme à avoir tenu les rênes du royaume.

L’enquête ne donna rien et en l’année 590, nous dûmes quitter le territoire après avoir éveiller de trop forts soupçons à notre égard. A contre-coeur, nous laissâmes la ferme et son vieillard de nuit, de peur que ce dernier ne nous interroge trop sur notre départ trop brusque. Nous prîmes cependant le soin de lui laisser une rançon en échange de son accueil, ce qu’il dû recevoir avec joie. En attendant, notre départ rpecipité s’était acceleré de par la prise de pouvoir officielle par les anciens dirigeants Bro Valeck, qui voyaient d’un mauvais oeil une présence comme la notre. Nous rentrâmes donc sur les terres de Gueldres, délaissant le royaume Hertès à ses maux et à ses despotes lors du mois de septembre 590. Notre vie à tous repris un cours normal malgré les tristes évenements que nous venions de vivre et nous avions banni de nos conversation toute allusion à ce passé peu glorieux et cette mission inachevé. Peu à peu, nous perdîmes contact et chacun continua le métier jadis exercé, ceux-ci allant de prêtre à forgeron, et de guerrier à paysan émérite. De mon côté, mon maître d’arme -qui avait délaissé mon éducation lors de l’expédition- repris la tache de m’exercer aux métiers des armes mais aussi aux lettres. Jusqu’à l’age de 25 ans, je ne fis donc rien d’autre que de parfaire mes savoirs.

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Blason d’Yvain, chevalier au Lion (de gueules, au lion d’argent à la queue fourchée et passée en sautoir, couronné, armé et lampassé d’or)

En l’an de grace 594, mon maître décida de l’achèvement de ma formation. J’étais à ses yeux prêt à être chevalier et il ne me manquait plus qu’une seule chose: faire mes preuves auprès du seigneur de Gueldres. Enfin, avant de vous raconter toutes les épreuves endurées, je prefère vous expliquer comment tout ceci devait se dérouler…Il faut d’abord savoir que chaque année, un certain nombre de nobles du rang Bellatores sont pris en apprentissage, et ce dès leur plus jeune âge par le maître d’arme de leur famille. Généralement, cela se déroule sur plusieurs années jusqu’à ce que le maître déclare son élève « prêt »… Evidemment, tout ceci dépend de l’état d’avancement et des qualités de l’apprenti. L’âge declaré « mûr » se situe entre 25 et 30 ans. Cela peut parfois atteindre la quarantaine d’année, mais ces cas sont très rares… En tout des cas, la moyenne est de 28 ans et les plus doués peuvent, dès 25 ans, « faire leurs preuves ». Faire leurs preuves est la dernière étape avant l’adoubement par le seigneur du royaume… Il s’agit là d’une série d’épreuves, que l’on pourrait plutôt qualifier d’aventures, où les apprentis sont réunis par groupes de trois ou de cinq -jamais quatre, cela allant à l’encontre des croyances. Lors de cette étape, qui dure minimum un an et demi, les futurs chevaliers sont mis à l’épreuve en ayant des tâches à accomplir à travers de longs voyages… Cela va de libérer une ville à capturer un basilic -même si ce dernier cas ne s’est encore jamais vu, il est parfaitement plausible… Les élèves partent donc pour un an et demi et doivent revenir avec la preuve de leur exploit. A savoir que nous avons un exploit de « base » à réaliser et que nous devons en faire un autre, différent du premier. Une fois ceci fait, le seigneur et les maîtres d’armes se réunissent pour savoir qui sera adoubé et qui ne le sera point…

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Yvain, pendant sa mise à l’épreuve -et avant la découverte de ses attributs et de son épée Bohêmia-

Et ce qui dû arriver arriva. A l’aube de l’anniversaire de ma vingt-cinquième année, mon maître me tira de mon sommeil. Ainsi, sans me rendre réellement compte de la situation, je préparai mon barda en l’alourdissant au minimum. Puis, d’un pas lent et encore endormi, je le suivit sans m’épancher. Sans raison, je le suivait et lui accordait toute ma confiance. Aurai-je vraiment dû? Je n’en sais fichtre rien. Toujours est-il que nous arrivâmes rapidement à destination. Le site où nous fîmes halte n’était autre que le centre de mon village, légerement éloigné du bourg de la forteresse de Gueldres. L’endroit était encore plongé dans l’obscurité et les vents nocturnes balayaient avec application l’endroit, laissant le froid s’emparer de tout ce qu’il pouvait. Malgré tout, cela n’empêcha pas une quinzaine de personnes de se réunir à une heure si insolite et dans des conditions si peu hospitalières. Il y avait quatre groupes, en tout. En observant davantage, j’y distingua quatre hommes, qui se détachaient du lot: chacun portait une armure et, tout comme moi, un sac. Et dire que ne faisait qu’observer… Quel idiot je fis! Je ne me rendis pas compte que le jour de notre départ pour un si long voyage venait d’arriver. Ce ne fut qu’à partir de cet instant que je me rendis compte que chaque groupe correspondait à une famille et que tous disaient au revoir à leur petit protegé, l’aîné, le cadet, en somme le héros de la famille. Tous pleuraient un exil si prompt, si malvenu à leurs yeux…Et puis le son d’une corne de brume s’éleva, si brutal et si lent à la fois, nous rappelant à l’ordre et à l’exil. Douce mélodie amère… Moi qui n’avait fait que regarder depuis mon arrivée alla embrasser mes deux parents et mon frère: sur les joues de ce dernier coulaient des larmes. Je ne les essuya pas… Et m’en alla, les laissant tous trois à leur sort à eux… Quel imbécile je fis, ce jour-là. Je dois vous avouer que je regrettas toute ma vie d’avoir agis ainsi, à cet instant précis. De ne pas avoir profité suffisamment…

Je ne suis qu’un homme, après tout…

( 5 mars, 2008 )

Paroles

 « Je m’appelle Coercitio « 

« Il est vrai que l’on me dit souvent que je suis jeune.
Mais, à vrai dire, les apparences se révèlent souvent être trompeuses … »

 

« Humain.
H, u, m, a, i, n… Voila ce que je suis selon la nature.
Mais quant à ma vraie vie…
Ce mot ne me correspond deja plus.
 »

 

« Pourquoi me dis-je Paladin?
Vous doutez que j’en sois un moi-même, n’est ce pas?
Il étire ses lèvres
Vous n’avez pas tort…
 »

 

~*~

 

« Alors comme ça, tu veux vraiment entendre mon histoire? »

 

« L’on m’a souvent répété qu’elle n’était issue que de miracles
Rien que ma
naissance le prouve…
Né d’une
mère humaine dénommée Libitum, je n’eu de cesse d’être à moitié orphelin
du fait que
jamais je ne pu me vanter d’avoir un père.
Une création quasi ex-nihilio…
 »

 

« Ceux qui me virent naître n’en furent point surpris.
La simple présence de ma mère, humaine, rappelons-le, suffisait deja à faire taire tout esprit stupéfait
puisqu’elle vivait dans le bourg purement célestite de
Selve.
Alors, pensez-vous qu’un enfant miracle allait les déconcerter? »

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